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Victoire
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Aminata Traoré circule à nouveau librement

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675 personnes ont signé. Allons jusqu'à   750
675 soutiens

Verleene
a lancé une pétition à destination de
François Hollande, président de la république française

Parler du Mali. Parler de l’Afrique.

Au-delà des images de guerre ou de famine diffusées en masse par les médias, notre ambition est de donner la parole à une autre Afrique, une Afrique qui invente, qui construit et qui lutte pour la reconnaissance d’une modernité proprement africaine. C’est dans ce but que cette pétition a été lancée : déclencher des débats, donner envie de s’informer autrement, découvrir des paroles divergentes, chercher à comprendre ce qui peut bien se cacher derrière l’unanimité internationale qui accompagne l’intervention française au Mali.

Aminata Traoré, qui fût ministre de la culture du Mali et qui aujourd’hui dirige le centre Amadou Hampâté Ba ( http://www.centre-cahba-bamako.org/ ) au sein du quartier Missira de Bamako, est aussi essayiste, écrivain et militante infatigable au sein du forum social mondial et du forum pour un autre mali (http://www.foram-forum-mali.org/ ). Ses actions auprès des populations et des institutions privilégient des méthodes permettant aux citoyens une appropriation politique des situations. Elle tient à démontrer qu’une autre Afrique est possible et dénonce les politiques d’ajustement structurel imposées au Mali depuis des décennies par les instances internationales (FMI, Banque mondiale). Ces politiques d’ajustement structurel sont les conditions à remplir par les pays soi-disant « sous-développés » en échange d’une aide financière ou d’un allègement de la dette. Elles sont la tête de proue de la mondialisation néo libérale et imposent un modèle économique prédateur à des sociétés déjà fragilisées par des siècles de colonisation. Les politiques d’ajustement structurel sont une sorte d’austérité budgétaire imposée de l’extérieur. Elles consistent en des coupes drastiques dans les services publics (suppression de postes de fonctionnaires, réduction des budgets consacrés à l’éducation, à la recherche ou la santé), d’une privatisation de pans entiers de l’économie et d’un détournement de l’agriculture de son rôle nourricier au profit de multinationales cultivant pour exporter et non pour nourrir le pays. Ces mesures sont ravageuses pour les populations : misère, chômage, sécheresses, conflits armés en sont les principales conséquences ainsi qu’une profonde désillusion des populations, surtout les jeunes, qui, convaincus de l’absence de perspective, s’orientent vers l’exil ou le combat.

Le point de vue défendu par Aminata Traoré consiste à dire que le développement de groupes armés (narcotrafiquants, djihadistes, autonomistes) est une des conséquences de ces politiques néo libérales imposées au Mali ainsi qu’une suite logique de la politique française en Afrique notamment en ce qui concerne l’intervention française en Libye. (Lire à ce sujet le rapport Bonnet sur la Libye : http://www.burundirealite.org/PDFs/64.pdf ). La France est en quelques sortes un « pompier-pyromane » déguisé en humaniste. Elle dénonce le fait que, sous-couvert de la lutte contre le terrorisme, la France est bien là pour défendre ses intérêts économiques et géostratégiques et pour négocier avec ses « amis » africains les conditions d’attribution des différents marchés (miniers, agricoles, télécommunication,…). Elle est aussi très critique envers les élites africaines, engluées dans la corruption, sans vision, et qui n'ont d'autre projet que de mettre en place ces mesures au profit de quelques uns, sans s'occuper des populations.

Tous ces combattants « terroristes » sont pour la plupart des jeunes maliens ou africains qui n’ont trouvé d’autre alternative à la misère que de se mettre au service de ces groupuscules fanatiques ; misère structurelle qui accompagne systématiquement ce modèle économique dominant.

La lecture du conflit malien est souvent simpliste et n’embrasse que rarement les différents enjeux. Aminata Traoré défend l’idée qu’aucune démocratie ne sera possible si elle ne s’accompagne pas d’une alternative économique ancrée dans la culture malienne contemporaine. Elle montre quotidiennement au travers des réalisations du centre Amadou Hampâté Ba, qu’il est possible d’articuler des réponses à la violence politique et à la crise écologique avec une autre vision de l’économie. Elle est aujourd’hui une des seules à dénoncer l’opération Serval au Mali, il est important de pouvoir continuer à l’écouter même si le gouvernement français en a décidé autrement. Accordez-lui ce soutien. Signez la pétition.

Suivez ce lien pour une meilleure compréhension de la situation : http://www.jennar.fr/?p=2959