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Risques humains sous les lignes à haute tension : la ligne HT Aubange - Esch (Belgique – Grand-Duché de Luxembourg)

Risques humains sous les lignes à haute tension : la ligne HT Aubange - Esch (Belgique – Grand-Duché de Luxembourg)


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Fries M.
a lancé une pétition à destination de
Monsieur Philippe Henry, Ministre de l'Aménagement du Territoire en Région wallonne de Belgique
L'électricité est indispensable au bon fonctionnement de nos sociétés. Pourtant, les champs magnétiques émis par les lignes à haute tension sont actuellement classés comme potentiellement cancérigènes en raison d'un risque accru de leucémie des enfants et plus récemment de maladie d'Alzheimer. D'autres troubles, du domaine de l'électro-sensibilité, sont également rapportés chez les riverains des lignes à haute tension.
Partout dans le monde, des voix s'élèvent pour faire appliquer le principe de précaution ainsi que le droit à un environnement sain. Elles sont de plus en plus écoutées : les nouvelles lignes sont implantées à distance des habitations et le plus souvent enfouies dans des gaines spéciales permettant une réduction significative des champs électromagnétiques. Le problème est tout autre pour les lignes déjà implantées.
La commune belge de Aubange, située aux frontières de la Belgique, de la France et du Grand-Duché de Luxembourg, est tristement célèbre pour son quadrillage d'une dizaine de lignes à haute tension, qui lui a valu le surnom de « Pylône City ». En 1998, la ligne Aubange - Esch-sur-Alzette, qui véhicule l'électricité vers le parc industriel du Grand-Duché de Luxembourg, a fait l'objet d'une demande de doublement. Le Grand-Duché de Luxembourg a de suite pris des dispositions pour déplacer cette ligne à distance des habitations de riverains. En Belgique, rien de tel : 200 familles de riverains vivent dans le couloir d'émission de cette ligne. Malgré les pétitions et les recours, la ligne a été doublée et fonctionne depuis 2000.
Depuis 1998, un groupe de riverains mène la lutte contre ce projet de doublement de la ligne. L'ASBL CADES (Commission d'Action pour le Droit à un Environnement Sain) s'est constituée à partir de ce noyau. Depuis lors, notre association a obtenu diverses avancées majeures qui font déjà jurisprudence :
• le Conseil d'Etat, dans son arrêt 82.130 du 20/08/1999, indique : « Considérant que (...) le risque en cause menace à la fois le droit à la protection de la santé protégé par l’article 23, alinéa 3, 2°, de la Constitution et le droit à la protection d’un environnement sain protégé par le 3° du même alinéa ; qu’ayant trait à des droits fondamentaux, le préjudice dont le risque doit être considéré comme établi est grave, qu’il est, par nature, difficilement réparable. ».
• Plus récemment, le 06/01/2011, le Tribunal de première instance d'Arlon (R.G. 08/759/A) dit pour droit que « (…) la S.A. Elia a donc commis et commet toujours actuellement une faute, en s'étant abstenue, et en continuant à s'abstenir de déplacer la ligne à une distance suffisante, ou de l'enfouir à une profondeur suffisante à l'endroit adéquat »
Le 02 juillet 2008, nous avons obtenu l'annulation par le Conseil d'Etat du permis d'urbanisme délivré à la société Elia pour le doublement de la ligne litigieuse. Depuis 4 ans 1/2, la ligne continue à fonctionner dans la plus totale illégalité, et les riverains subissent encore et toujours ses effets dans l'attente d'une décision ministérielle qui tarde à venir.
S'il est clair que les 4 ministres ayant eu successivement ce dossier en charge subissent d'énormes pressions de la part des sociétés industrielles, il n'est cependant plus temps de tergiverser : maintenir cette situation illégale en l'état reviendrait à décréter l'absence de tout risque sanitaire pour la population de riverains et à violer l'obligation générale de prudence, le principe de précaution et le droit constitutionnel à un environnement sain.