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Pétition contre la violence policière dans le cadre du mouvement de grève des étudiants québécois

Pétition contre la violence policière dans le cadre du mouvement de grève des étudiants québécois
  
  

 

Pourquoi c'est important

English, Spanish, Portuguese, Arabic, German and Polish version below.

Depuis fin février, les étudiants québécois se sont lancés dans un mouvement de grève historique. Celui-ci proteste contre une hausse des frais de scolarité de 1625$ prévue sur cinq ans (325$ par an) par le gouvernement libéral actuel, soit une augmentation de 75%. Le 22 mars dernier, une gigantesque manifestation a réuni environ 200 000 personnes. Trois mois après le début de la contestation, environ 155 000 étudiants sont toujours en grève.
Pourtant, le gouvernement ne bouge toujours pas. Pire, alors qu'il demande aux associations et fédérations étudiantes de condamner la violence, il a fait preuve ces derniers jours d'une violence inouïe:
- Au sein même des universités: sous le coup d’injonctions, elles ont été le théâtre d’actes d’intimidation, de violence physique et verbale par des agents de sécurité recrutés parmi les agences les plus dures. Différents étudiants et professeurs ont subi des actes de brutalités.
- Lors de manifestations en marge de ces injonctions comme celle qui a eu lieu le jeudi 19 avril en solidarité avec les étudiants de l’Université du Québec en Outaouais et qui s’est soldée par environ 150 arrestations. Plusieurs étudiants présents relatent de façon émouvante la violence gratuite dont ils ont été les malheureux témoins et ce, même à l’encontre de personnes âgées.
- Lors de manifestations étudiantes et citoyennes telle que celle ayant eu lieu le vendredi 20 avril lors du Salon Plan Nord au Palais des Congrès de Montréal. On recense environ 17 arrestations, une violence incroyable et traumatisante ainsi que de nombreux blessés. Le samedi 21 avril lors d'une nouvelle manifestation devant le Salon Plan Nord, 90 arrestations ont été répertoriées alors même que selon le SPVM (Service de Police de la Ville de Montréal), aucun acte de vandalisme n'a été recensé.
Sur quatre jours, ce sont environ au moins 400 arrestations qui ont eu lieu au Québec dans le cadre du mouvement de grève actuel québécois.
- Le mercredi 25 avril au soir alors qu'environ 10 000 personnes manifestaient paciquement et suite à quelques débordements provenant d'une minorité d'après les témoignages même de la police, le SPVM a chargé brutalement sur l'ensemble des manifestants, prenant même certains en souricière et déployant sur eux la cavalerie. Des journalistes filmant la manifestation ont eux aussi été poivrés et brualisés. On recense environ 85 arrestations.

- Le vendredi 4 mai lors d'une manifestation à Victoriaville devant le palais des Congrès où se tenait le Conseil général du Parti libéral du Québec, sept manifestants ont été blessés dont trois gravement. Deux jeunes hommes ont subi des traumatismes craniens et une femme a été sérieusement atteinte au visage. Un des jeunes hommes a perdu un oeil et un autre est resté pendant plusieurs heures entre la vie et la mort. Des balles de caoutchouc ont été utilisées et l'un des manifestants en a reçu une en plein visage. Par ailleurs, l'ensemble des manifestants présents dénoncent l'usage abusif des gaz lacrimogènes et ce dès le début alors même que la manifestation n'avait pas encore été déclarée illégale. Les policiers ont procédé à 106 arrestations et plusieurs ont été faites lorsque des autobus ont été interceptés alors qu'ils étaient en route vers Montréal. Outre le climat de peur instauré dans chacun des autobus retournant vers Montréal, le caractère arbitraire de ces arrestations laisse songeur.


Parce qu’un tel déploiement de violence policière face à un mouvement étudiant jusque-là relativement pacifique et qui depuis trois mois supporte le mutisme voire le mépris de son gouvernement n'est pas digne d’un réel pays démocratique, parce que manifester est un droit et que la santé d’une démocratie se mesure à sa capacité d’accueillir la contestation en son sein,

SIGNONS CETTE PETITION POUR METTRE FIN A CETTE VIOLENCE POLICIERE HONTEUSE EN DEMOCRATIE et qui n'a pas lieu d'être face à un mouvement étudiant qui s'incrit avant tout dans un lutte politique et non judiciaire.


English version:

Since the end of February 2012, students from Quebec (Canada) have been engaged in a strike of historical proportions. This strike is against a tuition fee hike of $1625 over 5 years ($325 per year) instigated by the current liberal government and representing a 75% increase over the current fees. On March 22nd, a huge demonstration gathered 200 000 protesters. Two months later, 180 000 students are still on strike.

Yet, the government does nothing. Worse, while demanding that the student associations condemn rare and random acts of violence committed during some protests, the government forces have themselves demonstrated extreme violence towards peaceful protesters:

- Following judicial injunctions, Universities have been the theatre of various acts of intimidation, verbal abuse and physical violence perpetrated within University buildings by private security forces. Various students and professors have been brutalised.

- On April 19, 150 people were arrested during a protest march against the injunction aimed at the striking students from the «Université du Québec en Outaouais». Several students present during the events were in shock as they reported the gratuitous violence they witnessed against their fellow supporters, which included senior citizens.

- During a protest on April 20 at the North Plan conference being held at the Congress Center, approximately 17 arrests were made, serious acts of violence took place and many people were injured.

Within four days, around 400 arrests have been made in the province of Quebec in relation to the strike movement.

Given such a violent police response to what has been a fairly peaceful student protest,

Given the fact that the government’s response to the student movement has been one of disdain and a refusal to negotiate inadmissible in a functional democracy,

Given that peaceful demonstrations are a right, and that the health of a democracy is directly related to its ability to accept and respect dissent,

LET US SIGN THIS PETITION TO END A POLICE REPRESSION THAT SHAMEFULLY FLIES IN THE FACE OF DEMOCRACY and is unwarranted with respect to a student movement that remains essentially a political conflict rather than a judicial exercise.


Spanish version:

Desde finales de febrero, los estudiantes quebequenses protagonizan un movimiento de huelga histórico contra un aumento de la matrícula universitaria de 1625 dólares en cinco años (o sea 325 dólares por año). Este aumento, impulsado por el gobierno liberal actual, significa un incremento de la matrícula del 75 %. El 22 de marzo, cerca de 200.000 personas participaron en una manifestación gigantesca. A dos meses del inicio de la protesta, aproximadamente 180.000 estudiantes siguen en huelga sin por ello obtener una respuesta del gobierno. Peor aún, mientras se les exige a las asociaciones y federaciones de estudiantiles que condenen las acciones violentas, la violencia que emana del gobierno adquiere proporciones desmesuradas. Esta represión se vivió:

- En el marco de intimaciones judiciales obtenidas por las administraciones universitarias contra los huelguistas. Las universidades fueron el teatro de actos de violencia física y verbal e intimidación por parte de agentes reclutados entre las agencias de seguridad con vocación más represiva. Tanto estudiantes como profesores han sido víctimas de estos atropellos.

- Durante manifestaciones que ocurrieron al margen de estas intimaciones judiciales. Tal es el caso de la que se efectuó el jueves 19 de abril en solidaridad con los estudiantes de la Universidad de Quebec en Outaouais, en la que hubo cerca de 150 detenidos. Varios estudiantes presentes en la manifestación atestiguan con relatos vibrantes que las fuerzas de seguridad ejercieron una violencia gratuita contra los manifestantes e incluso contra personas mayores.

-Durante manifestaciones estudiantiles y ciudadanas tales como la que se ha efectuado el viernes 20 de abril en ocasión de la Muestra del Plan Norte, en el Palacio de Congresos de Montreal. Hubo 17 detenidos, hechos de violencia increíbles y traumatizantes, así como numerosos heridos.

En cuatro días, hubo aproximadamente 400 detenciones en Quebec en el marco del movimiento de huelga quebequense actual.

Porque tal despliegue de violencia policíaca, ante un movimiento estudiantil hasta entonces relativamente pacífico y que tolera desde hace dos meses la indiferencia y el desprecio de su gobierno, no es digno de un país realmente democrático. Porque manifestar es un derecho y porque la salud de una democracia se mide por su capacidad de dar espacios a la protesta.

FIRMEMOS ESTA PETICIÓN PARA PONER FIN A ESTA VIOLENCIA POLICÍACA VERGONZOSA EN DEMOCRACIA . Tal violencia es inaceptable frente a un movimiento estudiantil que reivindica el carácter.


Portuguese version:

Petição contra a atual violência policial no caso do movimento de greve dos estudantes do Quebec.

Porque é importante:
Desde o fim de fevereiro, os estudantes quebequenses se lançaram em um movimento de greve histórico. Este protesta contra uma alta nas taxas de escolares em 1625$ prevista para os cinco anos de curso, ou seja, 325$ por ano, proposta pelo atual governo liberal, ou seja, um aumento de 75%. No último 22 de março, uma gigantesca manifestação reuniu por volta de 200 000 pessoas. Dois meses depois do começo da contestação, por volta de 180 000 estudantes ainda estão em greve.

No entanto, o governo não se move. Pior, enquanto ele pede às associações e federações estudantis a condenar a violência, ele nos submeteu, nos últimos dias à uma violência inaudita:

- No seio mesmo das universidades: por meio de ordens e ultimatos contra a nossa greve, elas foram o teatro de atos de intimidação, de violência física e verbal dos agentes de segurança recrutados dentre os agentes mais brutos. Vários estudantes e professores foram submetidos a atos de brutalidade.
- Nas manifestações à margem desses ultimatos, como aquela na quinta-feira 19 de abril em solidariedade aos estudantes da universidade do Quebec em Outaouais, na qual houve cerca de 150 prisões. Vários estudantes presentes relatam de maneira comovente a violência gratuita das quais eles foram as infelizes testemunhas, e isso mesmo com a presença de idosos.
- Nas manifestações estudantis e cidadãs como aquela que tivemos na sexta-feira 20 de abril no salão norte do palácio do congresso de Montreal. Se estima por volta de 17 prisões, uma violência inacreditável e traumatizante que deixou vários feridos.

Em quatro dias, foram por volta de 400 prisões que foram feitas no Quebec no quadro do movimento de greve atual quebequense.

Pois uma tal descarga de violência policial contra um movimento face a um movimento estudantil até aqui relativamente pacífico e que há dois meses suporta o mutismo, até mesmo o desprezo de seu governo não é digno de um pais realmente democrático, pois manifestar é um direito e a saúde de uma democracia se mede pela sua capacidade de acolher a contestação em seu seio.

ASSINEMOS ESTA PETIÇÃO PARA COLOCAR FIM A ESTA VIOLÊNCIA POLICIAL VERGONHOSA EM UMA DEMOCRACIA e que não deve ser posta face a um movimento estudantil que se inscreve, antes de tudo, em uma luta política, e não juduciária.


Arabic version:

يُشارك طلاب كيبيك (كندا)، منذُ بداية شهر شباط ٢٠١٢، في إضراب تاريخيّ. إضراب ضد زيادة رسوم التعليم ب١٦٢٥ دولارعلى مدى خمس سنوات (٣٢٥ دولار في كل سنة)، وهي زيادة حرضت عليها الحكومة الليبراليّة الحاليّة، وتمثِّل نسبة ٧٥ بالمائة من الرسوم الحاليّة. في ٢٢ آذار تجمع قرابة ال٢٢٠ ألف متظاهر، بينما لا يزال قرابة ال١٨٠ ألف طالب مضربين بعد مرور شهرين على ذلك اليوم.

رغم كل هذا، لا تفعل الحكومة شيئاً. والأسوأ، هو انها تطالب الجمعيّات الطلابيّة بإدانة أعمال عنف نادرة وعشوائيّة، حدثت خلال المظاهرات، بينما تُمارس قوات الحكومة ذاتها العنف المفرط تجاه المتظاهرين السلميين:

-عقب الأوامر القضائيّة، تحولت الجامعات إلى مسرح لشتى ممارسات سوء المعاملة، الترهيب اللفظي والعنف البدنيّ داخل مبانيها. ممارسات نُفِذت على يد قوات أمن خاصة تم تجنيد أكثرها وحشيّة، لتقوم بتعنيف الكثير من الطلاب والمحاضرين.

-في ١٩ من نيسان، ألقي القبض على مجموعة من ١٥٠ شخصا خلال مسيرة إحتجاجية ضد الإنذار الموجه لطلاب من جامعة "كيبيك في أوتاوا". عبّر العديد من الطلاب عن صدمتهم عقب ما شاهدوا من أعمال عنف غير مبررة ضد زملائهم، ضد المتضامنين معهم وضد مواطنين من كبار السنّ.

-في ٢٠ نيسان وخلال مؤتمر "خطة الشمال" المنعقد في قاعة المؤتمرات، تم إعتقال ١٧ شخصا، الى جانب ممارسة العنف الشديد واصابة الكثيرين.

-تم تنفيذ أقل من ٤٠٠ إعتقالا ذا صلة بحركة الإضراب خلال ثلاثة أيام فقط في إقليم كيبيك.

نظرا للعنف البوليسيّ المفرط ضد الإحتجاجات الطلابيّة السلميّة،

نظراً لكون ردة الفعل الحكوميّة المستخفة بالحركة الطلابيّة، والرافضة للتفاوض، مرفوضة في أية ديمقراطية فعّالة،

نظراً لأن المظاهرات السلميّة هي حق، وأن سلامة الديمقراطية تتعلق بشكل مباشر بقابليتها على قبول وإحترام المعارضة،

دعونا نوقع على هذه العريضة لوضع حدّ لقمع الشرطة الذي هو عار على الديمقراطيّة. قمع لا يمكن تبريره خصوصا في إطار صراع جوهره سياسيّ وليس مداولات وممارسات قضائية.


German version:

Ende Februar haben Quebecker Studenten einem historischen Streik begonnen. Es sind Proteste gegen steigende Studiengebühren in Höhe von 1625$ über fünf Jahren (325$ pro Jahr) die von der aktuelle liberalen Regierung vorgesehen sind, ein Anstieg von 75%. Am 22. März gab es eine grosse Demonstration von etwa 200.000 Menschen. Zwei Monate nach dem Beginn des Protests, sind etwa 180 000 Studenten immer noch im Streik.

Doch die Regierung hat sich immer noch nicht bewegt. Schlimmer noch, sie hat von den Studenten Verbänden gefordert, die Gewalt zu verurteilen, hat sie doch selbst in den letzten Tagen beispiellose Gewalt gezeigt:

- Auch innerhalb der Hochschulen: Im Rahmen von einstweiligen Verfügungen, haben sie Akte der Einschüchterung, physische und verbale Gewalt durch Sicherheitskräfte, aus Agenturen rekrutiert, auf das härteste erlebt. Mehrere Studenten und Lehrer haben unter den Brutalitäten gelitten.

- Diese einstweiligen Verfügungen, haben bei Veranstaltungen, wie die am Donnerstag, dem 19. April in Solidarität mit den Studenten an der Universität von Quebec in Outaouais, zu 150 Festnahmen geführt. Viele Studenten die teilgenommen haben, waren Zeugen sinnloser Gewalt waren, auch gegen ältere Menschen.

- Bei den Protesten der Studenten und Bürger, wie die am Freitag, dem 20. April auf dem Salon des Plan “Nord” im Convention Center in Montreal gab es etwa 17 Festnahmen, unglaublich gewalttätig und traumatisch, und viele Verwundete. Am Samstag,dem 21. April während einer neuen Demonstration vor dem Salon Plan “Nord” wurden 90 Festnahmen gemacht, obwohl durch die SPVM (Police Service von der Stadt Montreal), kein Akt von Vandalismus wurde identifiziert wurde.

In vier Tagen, gab es also mindestens 400 Festnahmen, während des jetzigen Quebecker Streik.

Da ein solcher Einsatz von Polizeigewalt gegen eine bisher weitgehend friedlich verlaufende Studentenbewegung und die zweimonatige Funkstille und Verachtung ihrer Regierung ist einem echten demokratische Land nicht würdig, denn Demonstrationen sind ein Recht und die Gesundheit einer Demokratie zeichnet sich durch ihre Fähigkeit aus, auch WIderstand in ihrer Mitte zu akzeptieren.

Unterzeichnen Sie diese Petition, um diese BESCHäMENDE POLIZEI GEWALT IN DER DEMOKRATIE ZU STOPPEN, die nicht stattfindet gegenüber einer Studentenbewegung, die in erster Linie gegen einen politischen und nicht einen rechtlichen Kampf führt.


Polish version:

Począwszy od końca lutego, studenci z Québecu zaangażowali się w bezprecedensowy strajk. Jest on wymierzony przeciwko rządowym planom podwyższenia czesnego za studia do 1625$ na pięć lat (325$ rocznie), czyli aż o 75%. 22 marca na gigantycznej manifestacji spotkało się około 200 000 osób, a w ciagu dwóch miesięcy do ruchu strajkowego przyłączyło się ponad 180 000 studentów.

Mimo to rząd nie zmienił swojego stanowiska. Nie dość, że wezwał organizacje i stowarzyszenia studenckie do potępienia ataków, to w ostatnich dniach pokazuje dowody niesłychanej przemocy:

- na terenach uniwersyteckich: były one miejscami strasznych scen przemocy słownej i fizycznej ze strony służb bezpieczeństwa (specjalnie złożonych z osób najbardziej zaciekłych), w wyniku której liczni studenci i profesorowie zostali poszkodowani.

- podczas manifestacji (np. z dnia 19 kwietnia ) zorganizowanej w geście solidarności ze studentami z Uniwesytetu Québec w Outaouais, która skończyła się 150 aresztowaniami. Wielu obecnych na zdarzeniu studentów dało opis brutalnych zachowań strażników, nawet wobec osób starszych.

- podczas manifestacji studenckich i obywatelskich takich jak na przykład z piątku 20 kwietnia w trakckie targów Salon Plan Nord w Pałacu Kongresowym w Montrealu. Zliczono się 17 aresztowań, licznych rannych oraz sceny niesłychanej przemocy. W ciagu 3 dni w Québec u mialo miejsce około 315 zatrzymań!

Ponieważ taka skala brutalnych zachowań policji wobec jak dotychczas pokojowego ruchu studenckiego nie jest godna żadnego demokratycznego kraju...

Ponieważ manifestowanie to prawo każdego obywatela, a stan każdej demokracji mierzy sie w jej zdolności do zaakceptowania odmiennych zdań...

PODPISZMY TĘ PETYCJĘ DLA ZAKOŃCZENIA PRZEMOCY POLICYJNEJ PRZYNOSZĄCEJ WSYTD DEMOKRACJI , które nie powinna mieć miejsce w obliczu ruchu strajkowego studentów będacego walką polityczną a nie prawną.

Publiée Avril 21, 2012
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